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L’architecture du fort d’Andaye est anachronique pour un ouvrage construit en fin du 17ème siècle, une époque où l’on a abandonné les boulets de pierre, le plus souvent impuissants face aux fortifications et aux bâtiments casematés. Les munitions, bombes ou boulets en fonte creuse remplie de poudre, sont bien plus destructrices exigeant des constructions beaucoup plus basses, des fortifications absorbant les impacts et des positionnement savamment étudiés pour que les boulets soient s’écrasent contre les fortifications ces dernières absorbant l’énergie destructrice, soient survolent l’ouvrage. Pour ce fort, le glacis est composé, de deux côtés d’une bande de terre gazonnée et d’un autre du jardin potager. Il est contigu aux larges fortifications de terre recouvertes par des pierres de taille correspondent à l’art militaire de la toute fin du 17ème siècle. Les ingénieurs du génie du 19ème siècle recommandent de creuser un faussé entre le glacis et les fortifications. Les surfaces sont inclinées avec une pente calculée pour que les canons ne puissent régler leurs tirs par rapport à l’intérieur de l’ouvrage et sa zone de vie. En revanche, le donjon, haute construction, au centre du fort, dominant les fortifications, surement une rénovation d’une tour de défense antérieure, ne peut totalement être protégé. Il peut facilement être mis en péril lors d’un bombardement avec des canons rapprochés. Ce glacis qui a fait l’objet de nombreux ouvrages d’art militaire aux 19ème siècle (certains consultables sur Gallica) est une zone vierge, tentante pour les éleveurs, mais interdite. La législation est sévère. Tout animal pris dans la zone devient propriété du roi de France et évidemment améliore l’ordinaire des Invalides de la Garnison. A Hendaye, lors des débuts de la construction du fort, il fallait faire place nette pour le glacis, Ainsi en août 1682, à peu près à l’endroit où vous vous trouvez, la maison Gelossenia, appartenant à Michel de Gellos et Marie de Margerie, malgré son poids économique pour la ville (sècherie de poissons), est démolie. Aujourd’hui ce glacis accueille des aménagements et des constructions. Fronton, cimetière, monument aux Morts, routes, écoles et maisons, effacent l’aménagement et la vie, en ce lieu, du 18ème siècle. Néanmoins, l’équipe d’Agora-Txingudi est persuadée qu’un travail sur le glacis, occasion d’illustrer les notions d’angles et la trigonométrie, permettrait d’éclairer les élèves sur l’utilité des mathématiques.