Un peu d’histoire
Le fleuve qui sépare Hendaye, où nous sommes, de l’Espagne sur la rive opposée s’appelle la Bidassoa. La ville située de l’autre côté, proche de l’embouchure de la Bidassoa, se nomme Fontarabie (Hondarribia en Basque et Fuenterrabia en Espagnol) Fortifiée, Fontarabie a contrôlé pendant plusieurs siècles l’entrée du fleuve. Du côté français se trouvait un hameau de pêcheurs dépendant d’Urrugne : Hendaye. Au 17ème siècle, ce hameau devient une commune appelée Andaye. De nombreux incidents éclataient entre les habitants des deux rives et aussi parfois plus largement entre la France et l’Espagne. C’est pourquoi, il est devenu obligatoire de fortifier Andaye. C’est l’histoire de cette fortification que nous allons (je vais ?) raconter.

La construction du fort.
En novembre 1659, un traité de paix est signé entre l’Espagne et la France, avec une clause mariant le jeune Louis XIV, roi de France, avec Marie-Thérèse d’Autriche, fille de Philippe IV, roi d’Espagne et donc Infante. Mais les diplomates qui ont négocié le traité n’ont pas su alors se mettre d’accord sur le partage des eaux de la Bidassoa. Fontarabie voulait être la seule à contrôler le passage surtout parce que cela l’enrichissait : - droits de douane pour les marchandises, - mais aussi profits de la pêche sur le fleuve et en mer pour elle seule, - redevances liées aux installations des moulins à eau et des nasses, - ramassage des algues. Bref, Fontarabie ne voulait rien partager avec Andaye. Mécontents du traité des Pyrénées, ils redoublèrent leurs attaques contre les Andayais. Le roi de France, Louis IV, doit défendre le territoire français en faisant construire un fort, en entourant une tour de défense, dans un premier temps, de palissades en bois, puis par des murs de pierres maçonnés.
Les soldats du fort
Ce sont des compagnies de soldats invalides qui occupent et défendent le fort. Les Invalides sont des soldats qui ont été blessés dans différents combats mais qui sont jugé aptes, par des chirurgiens militaires, à tenir des gardes. Les compagnies sont remplacées tous les 3 ans. Une organisation qui va perdurer pendant, environ, un siècle. Le fort, de taille modeste, ne subira pas de grands changements dans son architecture pendant toutes ces années.
Son déclassement
En avril 1793, après la destruction d’Andaye, le fort est pillé par les troupes Hispano-portugaises. Puis en 1813, il est utilisé par les troupes napoléoniennes face aux troupes de Wellington. Finalement déclassé, vendu pour ses pierres, puis racheté par la commune, il présente aujourd’hui quelques vestiges intéressants.
Nous vous invitons à commencer la visite en nous dirigeant vers le point n° 2
